Review de jeu : Fire & Forget 2 sur Sega Master System

Bonjour à tous,

On a tous nos jeux fétiches. Je ne parle pas des grosses licences mais des jeux plus confidentiels auxquels nous sommes attachés car le premier contact avec eux s’était fait d’une façon particulière par exemple. Jobec nous avait d’ailleurs fait un très bel article sur la saga Road Rash.
Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de Fire & Forget 2, version Master System. Pourquoi ce jeu ? Et bien tout simplement parce que c’est mon premier jeu vidéo. Pas celui auquel j’ai joué, mais le premier que j’ai eu, mon mien à moi. Acheté en même temps que la Master System 1 pour Noël 1990 (encore merci maman !) je pense que c’est probablement l’un des jeux vers lequel je peux retourner très régulièrement sans me lasser.


L'écran titre de F&F2


Mais c’est quoi Fire & Forget 2 ?

L’histoire est simple : dans une ville se déroule le sommet pour la paix que tente d’empêcher une organisation de criminels. Les “méchants” roulent vers la ville, sous forme de convoi de véhicules armés, protégeant le camion de tête qui transporte un missile nucléaire. Missile qui sera tiré sur la ville.
La mission est simple : remonter le convoi en dégommant le plus d’ennemis possibles, jusqu’à détruire le fameux camion.

Ok, scénario digne d’un film de Michaël Bay. Et ça se joue comment ?

Le jeu est divisé en 5 niveaux : à chaque fois on remonte le convoi jusqu’à arriver au « boss » qui se présente sous la forme d’un véhicule plus ou moins simple à détruire. Il nous faut pour cela parcourir une certaine distance, indiquée sur le HUD. Plus on roule vite, plus la distance à parcourir diminuera rapidement.
Car oui, on roule, mais on vole aussi ! Le joueur dispose d’une voiture qui a la capacité de voler, tirer des balles en illimité et des missiles en nombre limité. La voiture consomme du carburant, qui est de deux couleurs : le bleu (Fuel) et le rouge (Kérosène). Le bleu est tout le temps utilisé alors que le rouge lui ne l’est qu’en volant.
La gestion du carburant, sans être hyper compliquée, vient quand même rajouter un peu de sel dans le jeu puisque quelle que soit la vitesse à laquelle on roule, le carburant baisse toujours à la même vitesse. Il ne faut donc pas trop trainer sur les vagues d’ennemis car mettre trop de temps à les abattre nous empêchera d’atteindre les recharges de carburant disséminées sur la route. En effet, la panne sèche signifie la perte d’une vie.

Des vagues d’ennemis ?

Oui, car remonter le convoi revient à enchaîner des vagues d’ennemis qui vont se présenter sous plusieurs types :

  • Ceux qui roulent comme vous : on peut donc passer à côté sans les abattre (à condition de ne pas se faire toucher bien sûr).
  • Ceux qui viennent vers vous mais restent devant vous tant qu’ils ne sont pas détruits. C’est eux qui peuvent faire perdre du temps précieux pour le carburant.
  • Les ennemis statiques sur la route : tourelles, mines,…
  • Les kamikazes : certains se jettent sur vous si vous passez trop proche d’eux, d’autres si vous êtes en train de voler…

Chaque niveau est structuré selon un pattern défini : tels ennemis suivis de tels ennemis, etc... et à un moment le pattern boucle, tant qu’on n’a pas atteint la distance nécessaire. Cette “faiblesse” du jeu s’avère être une force pour le joueur.

Car F&F2 est un jeu potentiellement difficile. Si le premier niveau se fait facilement, la difficulté augmente progressivement et connaître les niveaux par cœur est une grande aide. Les ennemis s'enchaînent très rapidement, il faut alterner entre le mode voiture et le mode avion...
On pourra aussi lui reprocher une durée de vie plutôt courte puisque pour celui qui le finira, le jeu ne devrait pas demander plus d'une demi-heure ou à peine plus.


Malgré ça F&F2 est pour moi clairement un bon petit jeu. L’affect’ joue beaucoup c’est certain mais je lui trouve quand même une difficulté bien dosée, il est beau pour de la Master System, les musiques sont sympas, bonne jouabilité… C'est le genre de jeu qu'on peut faire quand on a un peu de temps devant soi et qu'on ne veut pas se prendre la tête :)
Mon seul regret : ne l’avoir jamais fini car le niveau 5 est vraiment dur, même en émulation avec les savestates je n’ai pas réussi!

Donc, si dans les jours à venir vous ne savez pas à quoi jouer je vous invite à l’essayer :)

L'écran de Game Over, que vous verrez souvent, souvent...

La saga Fire & Forget

Développé par Titus, le 1er est sorti en 1988 sur Amiga/ST/CPC/PC et ZX Spectrum.

La voiture ne vole pas encore et les paysages changent comme dans OutRun par exemple.

Un an plus tard Titus remet le couvert avec le deuxième, sorti en arcade. En 1990, le jeu sortira sur Amiga/CPC/C64/PC, Master System et GX4000 puis sur ST en 1991.

Fire & Forget : The Final Assault sort en Mai 2013 sur PC, Mac, iOS et Android. Episode dont la saga aurait pu se passer à en croire les différents tests...



Cet Article vous a été proposé par La Team Open-Consoles

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2 commentaires :

  1. Je profite de ce test assez récent (et fait par quelqu'un qui apprécie le jeu) pour faire quelques remarques.
    Le jeu est fait pour tourner en 50hz car il a été développé par des euros (des frenchies même). Beaucoup de ceux qui le testent sont sur émulateur qui bien souvent sont en 60hz par défaut. Le jeu en devient quasi injouable.
    Supposément, le jeu (le II) a été fait sur master system en premier, puis porté sur les autres supports. De même je suis presque sur que la "version arcade" n'existe pas. La seule photo est celle de la boite et de la pub, et absolument personne ne l'a vu ailleurs (même pas sur KLOV).

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    1. Merci pour la précision sur le 50 Hz, je ne savais pas. Et rien qu'à la musique d'intro on sent qu'elle n'était pas faite pour tourner à 60 Hz.

      Et effectivement F&F II n'est jamais sorti en arcade, erreur de ma part pour le coup.

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